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DECOUVERTE DU SITE VESUNNA : MUSEE GALLO-ROMAIN

29 août 2017

Après notre virée en canoë, nous avons rejoint Julien et Lana aux grottes de Lascaux. Malheureusement il y avait deux heures d’attente alors qu’il était 17h00. Nous avons donc abandonné l’idée, à la recherche d’un plan B. Après avoir regardé la carte touristique où 20 sites « d’exception » sont présentés, nous avons choisi de nous rapprocher de la maison et de visiter un musée à Périgueux. Il s’agit du site Vesunna, un musée gallo-romain !

Dans un concept unique en Europe et une architecture audacieuse de Jean Nouvel, le site-musée Vesunna présente les origines romaines de Périgueux sur les vestiges d’une grande demeure gallo-romaine, la domus de Vésone. D’exceptionnelles collections archéologiques, complétées de maquettes, racontent la ville antique et les modes de vie de ses habitants, les Pétrucores. Suivez le guide…

Le musée est composé en 3 parties :

  • le premier étage, documentation, présentation, visite virtuelle (tablettes tactiles), maquettes…
  • le rez-de-chaussée : la caisse, la boutique, et trouvailles archéologiques
  • le sous-sol : les vestiges, le film vidéo et trouvailles achélologiques

 

Le premier étage

Vésone au IIème sicècle 

La ville antique de Périgueux s’étendait sur près de 60 hectares délimités par la boucle de la rivière, l’Isle, au pied de l’oppidum gaulois. Au sud, un gué correspond à l’ancien chemin montant vers l’oppidum. Au nord s’étendent les deux nécropoles, toujours à l’extérieur des villes romaines. L’amphithéâtre est encadré par des carrières de pierre, exploitéesà ciel ouvert.

Au coeur de la plaine, se trouve le centre monumental : le forum à double place, le sanctuaire de la Tutela et la domus de Vésone. Au sud-est, un pont traverse la rivière. Les thermes publics sont alimentés par un aqueduc.

Réalisation de la maquette : Denis Delpallilo. Martigues, juin 2003. Echelle 1/1000°

Avant / Après

C’est ce que j’ai préféré ! Lorsque vous êtes au premier étage, vous dominez les vestiges de la domus et c’est assez impressionnant ! Au centre de la salle, lorsque vous êtes face au sous-sol, il y a un dessin qui représente la domus dans son état au IIème siècle. C’est assez fou de se dire qu’avant elle ressemblait à cela.

Le but de jeu est de s’imaginer en regardant les vestiges, comment était la domus. Regardez ce qu’il reste de nos jours par rapport au passé. Les éléments que l’on aperçoit au premier regard sont :

Au premier plan : les colonnes

Au second plan : le bassin, l’entrée de la domus, avec les escaliers de chaque côté

Le rez-de-chaussée

 

1 – Partie de monument funéraire représentant une femme, et un couple.

2 – Torse colossal impérial

3 – Jupiter – Taranis et l’enfant : ce personnage masculin plus grand que nature est accompagné d’un enfant et s’appuie de la main gauche sur une roue. Cet attribut permet de l’identifier comme le dieu gaulois Tanaris, assimilé à Jupiter, dieu romain de la lumière du jour, de l’orage et protecteur de l’Empire. Il brandissait probablement un foudre de la main droite. Sa tête présente un traitement stylisé influencé par les modes de représentation celtiques et quelques analogies avec les images de l’empereur Hadrien.

4 – Chapiteau toscan orné de dauphins affrontés et de coquille. Colonne ornée de rinceaux peuplés et de candélabres : sanglier, loup, panthère, oiseau, griffons.

La fresque aux gladiateurs de la domus de Vésone 

Cette scène monumentale de combats de gladiateurs a été trouvée très fragmentaire dans les remblais, sous les pièces qui encadrent la grande salle d’apparat au sud de la domus.

Périgueux, peinture murale, première moitié du IIème siècle.

Le sous-sol 

La domus de Vésone à la fin du IIème siècle

Construite sur le plan classique d’une maison romaine, la domus se distingue par son importante surface (près de 4000m²) et de nombreuses salles de réception. L’entrée se fait au nord par un vestibule donnant sur le trottoir couvert (portique) de la rue. Dans une savante scénographie, les pièces s’organisent autour de plusieurs péristyles. Une grande pièce d’apparat, au sud, donne accès par un perron au jardin, en contrebas. En face, une grande salle fait la transition avec le pésistyle nord. A l’est, l’écorché de la maquette laisse voir sous les sols, les vestiges de la première domus, en particulier les parties basses des peintures murales. La cuisine reste en sous-sol, une pièce est installée sur hypocauste, les autres sont remblayées.

Réalisation : Objets Trouvé Maquettes. Juin 2003. Echelle 1/50°

La grande pièce de réception :

Cette grande pièce de 84m², était dénommée « salle à manger » par les premiers fouilleurs, mais rien ne nous permet d’affirmer cette fonction. Elle pouvait aussi bien être une salle de réunion.

La peinture murale, le sol de béton antique et la belle cheminée exceptionnellement conservée en élévation, sont contemporains.

La peinture murale :

Dans la zone inférieure, au-dessus d’une plinthe beige, alternent des compartiments rouges et des médaillons ocre jaune à fleurons sur fond noir.

A partir des fragments trouvés dans les remblais de l’exhaussement, on peut évoquer l’organisation de la zone moyenne : des panneaux noirs alternent avec des inter-panneaux rouges ornés de candélabres à riches ombelles et oiseaux. La hauteur minimale du mur est estimée à 3.25m.

Pièce chauffée par hypocauste :

L’hypocauste, système de chauffage par le sol, est un équipement caractéristique du confort de la maison romaine. Il est installé dans cette domus au milieu du IIème siècle.

Lors des fouilles, les pilettes en terre cuite n’étaient qu’en partie conservées, et une seule dalle suspendue, était encore en place. La reconstitution partielle explique le fonctionnement de ce mode de chauffage. Dans les angles, des conduits en terre cuite sont encastrés dans les murs, ils servaient à évacuer la fumée vers le toit.

La peinture murale : 

Cette peinture réalisée lors de la construction de la maison au Ier siècle après J-C, resta en place jusqu’au milieu du IIème siècle. Sa partie basse, protégée par les remblais de l’exhaussement, fut retrouvée lors des fouilles sur une hauteur maximale de 1 mètre. Son décor s’inspire des peintures retrouvées à Pompéi.

Le décor de la zone inférieure : 

Au dessus de la plinthe se développent des compartiments ornés de losanges à palmettes (sur le mur du fond), des cercles à fleurons ou des carrés sur pointe (sur les murs latéraux), des objets suspendus (sans doute des tambourins) ou des rinceaux de vigne.

La nourriture et le repas : 

A l’époque gallo-romaine, la nourriture des Pétrucores était variée. Largement enracinée dans les traditions gauloises, elle avait assimilé de nouveaux aliments, de nouveaux modes de préparation et de consommation venus de Rome. L’étude des déchets culinaires (os, coquilles, graines) et la palynologie ont permis de reconstituer l’alimentation des habitants.

  • La viande : le porc, le mouton, la chèvre, la poule. Le bœuf était peu consommé. Le cerf était le gibier le plus apprécié
  • Les poisson marins et de rivière
  • Les mollusques : beaucoup d’huîtres, des escargots et des moules
  • Les céréales : orge, millet, seigle, avoine, pain
  • Les légumes secs : haricots, lentilles, fèves…
  • Les légumes verts : carottes, choux, ail, oignon, salade, poireaux…
  • Les fruits : poires, cerises, pêches, prunes, noix, figues, framboises, fraises des bois
  • Les épices : coriandre, cumin, sel, huile
  • Les herbes aromatiques : aneth, thym, persil…
  • Le lait, le beurre, le fromage
  • La boisson la plus courante était une sorte de bière
  • Le vin, consommé dès avant la conquête romaine (52 avant J-C)
  • Le miel car le sucre n’était pas connu

Il faut savoir que le dîner était le repas principal. En général, il était pris autour d’une table, ou bien debout. Dans les maisons riches, pour les réceptions, on mangeait allongé sur des lits dans une salle à manger appelée Triclinium.

La céramique se trouve en abondance dans les fouilles : fragile, elle se casse facilement et se remplace souvent. Ses formes évoluent selon les modes.

Les jeux et les jouets :

Les jeux, notamment les jeux de société, représentaient l’essentiel des distractions offertes aux Gallo-romains. Les fouilles archéologiques de Vésone ont livré de nombreux objets qui sont restés familiers aux enfants jusqu’à notre époque :

  • des dés en os
  • des billets en terre cuite
  • des palets, découpés dans des fonds de poterie, poussés du pied dans les jeux de marelle
  • des jetons et pions en os, verre ou céramique, utilisés dans les jeux de société

Les seuls jouets d’enfants parvenus jusqu’à nous sont des pièces de dînette qui reproduisaient la vaisselle de table.

En bref, j’ai vraiment aimé cette visite. Beaucoup plus que Max qui avait déjà fini alors que je n’étais qu’au premier étage. J’ai pris le temps de lire les panneaux explicatifs, de faire beaucoup (trop) de photos, et de visionner le film, situé à l’arrivée du sous-sol. Il est super et c’est bien de prendre le temps de regarder ces images et d’écouter la voix off. Grâce à toutes ces explications, la visite est devenue ludique et pas ennuyeuse.

 

Accès

20 rue du 26ème Régiment d’Infanterie – Parc de Vésone 24000 Périgueux

 

Ce que nous avons aimé 

La mise en scène

Les tablettes électroniques

Le film qui retrace la visite avec beaucoup de avantaprès

 

Informations

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Trip Advisor

+333 (0)5 53 53 00 92

Horaires d’ouverture : 

Avril, mai, juin, septembre 

Mardi au vendredi 9h30-17h30

Samedi, dimanche et jours fériés 10h-12h30 / 14h30-18h

Juillet et août

Tous les jours 10h-19h

Octobre à Mars

Mardi à vendredi 9h30-12h30 / 13h30-17h

Samedi et dimanche 10h-12h30 / 14h30-18h

Fermé les lundis, jours fériés, 2ème et 3ème semaines de janvier

 

Visite libre ou commentée d’une heure environ

Audioguide : français, anglais, espagnol, allemand et néerlandais

Audioguide enfant « Apollinaris et la colère des dieux »

Film « La Domus de Vésone et son décor » (13 minutes)

Boutique et librairie spécialisée

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